Taiji Quan | Origines

Légende...

Il est difficile de déterminer avec authenticité les origines historiques du Tai Ji Quan en Chine, chaque école préférant généralement minimiser le rôle de ses rivales tout en s’appropriant la descendance légitime d’une figure légendaire dans la Chine Antique.
Généraux, empereurs, dieux et autres héros ont entretenu plusieurs légendes dont la plus récurrente est celle de l’immortel CHANG SAN FENG.
Moine taoïste expert en arts martiaux qui vécut sur le Mont Wudang au XIVè siècle, il se serait inspiré du combat entre un serpent et une grue pour édifier l’art de la boxe du Taiji. Un jour qu'il récitait les Classiques, un oiseau se posa dans la cour de Chang San Feng. Il l'observa depuis sa fenêtre : l'oiseau scrutait un serpent lové sur le sol. Le serpent regarda l'oiseau. Un combat s'engagea entre eux. L'oiseau attaquait en déployant ses ailes. Le serpent agitait la tête, et ondulait pour échapper à l'oiseau qui retournait au sommet d'un arbre. À nouveau, l'oiseau attaquait à coups de becs vifs et directs, mais le serpent se contorsionnait et s'écartait encore grâce à des mouvements sinueux, fluides et spiralés. Le combat durait sans victoire de l'un ou l'autre...
Quand Chang San Feng sortit dans la cour, le serpent et l'oiseau avaient disparu. De l'observation de ce combat, Chang San Feng eu l'idée d'allier la souplesse du serpent et la vitesse de l'oiseau : le Tai Chi Chuan était né.

...et Réalité

D’après d’autres études plus « scientifiques », il semblerait que le Taiji ait été créé au XVIIe siècle par CHEN WANGTING (1600-1680), commandant d’une milice populaire (qui défendait la région de Wen Xian) et originaire du village de Chenjiagou.
Grand passionné d'arts martiaux et de littérature, et spécialiste réputé en boxe chinoise, il associa à sa pratique les principes tirés du Yi king (livre des changements), de la théorie des méridiens, du dao yin (art de longue vie) et du tu na (travail respiratoire).

C’est en associant sa connaissance de la médecine chinoise, de la philosophie taoïste, de la stratégie militaire et de l’art du combat qu’il inventa une nouvelle boxe caractérisée par des mouvements souples, fluides et lents combinés à de puissantes explosions de forces. Il est le créateur du style qui porte son nom de famille Chén. 

Mais cette nouvelle boxe n’était pas encore nommée tai chi chuan. Ce n’est que lorsque Wǔ Yǔxiāng a adopté la forme de la famille Chén que celle-ci a commencé à appeler son style par le nom que Wǔ avait suggéré.

D’abord élève de Yáng Lùchán, Wǔ Yǔxiāng se rend à Chénjiāgōu puis à Zhàobǎo pour suivre l’enseignement de Chén Qīngpíng, (1795-1868). Wǔ Yǔxiāng est soupçonné d’être le véritable auteur du Traité sur le Tai Chi Chuan, rédigé à partir d’un manuel de lance et habituellement attribué à Wáng Zōngyuè. Il serait à l’origine du terme « Tàijí quán ».

Dans la lignée des influences possibles ou probables, on peut imaginer sans effort que la boxe du temple Shaolin dans la province du Henan, situé à seulement 80 Km de Chenjiagou ait contribué dans une certaine mesure à l’élaboration des techniques de TaiJi, ne serait-ce que sous son aspect martial.

Plus d'infos sur ce thème, consulter le site de l'association : ChanSi

Téléchargement

Traité sur le Tai Chi Chuan de Wang ZongYue (PDF)

Texte sur le Tai Chi Chuan de Zhang SanFeng (PDF)